Justice
POEMES
© Corynn THYMEUR
Une statue posée au faîte d’un palais 
Une femme armée, tournée vers la tourmente 
Des embruns, des tempêtes, de la folie des hommes, 
Tournée vers les femmes et les adolescentes 
La balance dans une main, la sentence appelée. 
 
Ma Liberté, oh Liberté, la justice a tranché 
Liberté libérée dans la douceur de vivre 
Derrière des barreaux, c’est un mot qui enivre 
Être libre et heureux, être libre et marcher. 
 
Thémis, oh Thémis 
Sans toi personne ne peut 
Sans honte et sans douleur 
Se faire l’âme guerrière 
Et s’adonner au pire 
 
Thémis, oh Thémis 
Ils t’ont bandé les yeux 
Ils ont glacé ton cœur 
Mais sur tes joues de pierre 
Ont glissé un sourire 
 
L’hymen déchiré, dans le sang et l’oubli 
D’une innocence pure, de l’esprit d’un enfant. 
Des embruns, des tempêtes, de la folie des hommes 
Je réclame vengeance et hurle dans le vent 
La vie s’en est allée, dans la violence, les cris. 
 
Égalité, Égalité, la justice entendra 
L’égalité de tous, du droit d’être confiant 
De donner œil pour œil, mais aussi dent pour dent 
Pour pouvoir pardonner, et la paix s’étendra. 
 
Thémis, oh Thémis 
Ton regard est si beau 
Consulte autour de toi 
Contemple ta balance 
Et la peine des humains 
 
Thémis, oh Thémis 
Soulève ton bandeau 
Laisse éclater ta voix 
Et offre enfin la chance 
De nous tendre la main 
 
La couleur de la peau, un nom sur des papiers 
Peuvent être suffisants pour tous nous accuser 
Des embruns, des tempêtes, de la folie des hommes. 
Mais comment se défendre sur ce vieux banc usé 
Des effets de la robe et de nos poings liés. 
 
Fraternité, Fraternité, ne sommes-nous pas égaux 
Fraternité d’une vraie race, celle des hommes 
De la planète bleue être l’union, la somme, 
Mais la haine et la peur font de nous des rivaux. 
 
Thémis, oh Thémis 
Sans toi personne ne peut 
Sans honte et sans douleur 
Se faire l’âme guerrière 
Aussi prendre les armes 
 
Thémis, oh Thémis 
Ils ont bandé tes yeux 
Ils ont glacé ton cœur 
Et sur tes joues de pierre 
Je vois glisser une larme.