Viens Khadîdja, toi chère Palestinienne,
C'est Myriam qui t'appelle, l'Israélienne.
Laisse ces fous furieux à leurs fusils d'assaut
Et viens prendre chez moi le thé et les gâteaux.
Si nos hommes ne connaissent que la guerre,
Nous les femmes, on transmet la vie, on espère
Que leurs tueries s'arrêteront peut-être un jour
Et qu'enfin arrivera le temps de l'amour.
Chez moi, nous avons les mêmes difficultés
Le lait pour les enfants et leur scolarité
Leurs rêves tendres et leurs gentils petits bobos
Leurs vies d'adolescents et leurs petits boulots.
Laissons donc là ces mâles, ces sombres connards
Qui ne savent faire fonctionner que des chars.
Entendons-nous ensemble et construisons enfin
La vraie fraternité à l'ouest du Jourdain.