Le géant
POEMES
© Jean-François COUBAU 
Les hommes ont mis sur cale un navire géant, 
A qui ils ont donné le meilleur commandant. 
Et c'était ce fleuron de leur technologie 
Qui un matin d'avril, est brillamment parti. 
 
On disait " Même Dieu ne pourra le couler " 
A bord, passait la meilleure société 
Les décideurs, les acteurs, les millionnaires 
Les riches, les pauvres et les grands actionnaires. 
 
Ils sont tous partis pour l'immense Amérique 
En chantant et dansant au son des musiques 
Pour chercher la gloire, la fortune ou l'amour 
Pour y vivre une nouvelle vie au grand jour 
 
Mais la nature jalouse veillait au grain 
Une sinistre nuit, elle reprit la main. 
Une énorme masse de glace blanchâtre  
Heurta le géant, le brisant tel du plâtre 
 
Le bateau commença lentement à couler 
Nonobstant les pompes et les efforts des gabiers 
On entendait de la musique et on dansait 
Mais l'inclinaison du pont devait tout stopper.  
 
Malgré la bravoure de tout l'équipage 
Le navire sombra sous les cris de rage 
Et il n'y eut vraiment que peu de rescapés. 
Qui au matin étaient transis et hébétés. 
 
Ce fut le drame le plus épouvantable 
L'imprudence des hommes était la coupable  
Pas assez de canots et trop de gens pressés 
Certains pensaient ne pas avoir à se sauver  
Il y avait peu de fusées de détresse 
Un lancement trop tardif du S.O.S 
 
Et ton nom restera pour toujours magique 
Ô toi, le roi des sept mers, le beau Titanic