Jamais vous les adultes, vous ne ressentirez
Ce sentiment de crainte de se faire moquer.
Jamais, au très grand jamais vous n'imaginerez
Toutes ces souffrances, inutiles, à endurer.
Jamais vous sentirez votre cœur qui danse,
Lorsque, qu'en cours, un élève lance
Une de ses moqueries, inutile à la vie
Et qu'autour de vous, tout le monde rit.
Jamais vous ne comprendrez ! C'est une fatalité !
Vous qui pensiez que rien, non rien, n'a changé,
Que les adolescents, tous, sont comme auparavant.
Écoutez une collégienne qui ne fait pas semblant.
Je sais, je raconte ma petite et triste vie,
Mais personne ne peut mieux me comprendre,
Que le lecteur qui chaque fois me lit.