C'était comme jamais un jour de farandole
De gerbes déliées et de chansons fleuries
Un jour de paix tranquille et de main sur l'épaule
Où chacun se sourit .
Et voilà que cet air venu je ne sais d'où
D'un glissement léger de nouveau me transporte
Avec ravissement dans son sillage bleu
Le rêve a de plaisant qu'il n'a ni clé ni porte
On peut sans déranger se plier à son jeu.
Il fait bon tout à coup à l'ombre du vieux chêne
Et la nappe trop blanche y fait bleuir les cieux
Avant que les framboises et le vin généreux
N'y chavirent de joie leur coupe un peu trop pleine
Tout à l'air accordé la nature et les choses
Les êtres qui sont là différents et heureux
Comme si dans ce jour nulle métamorphose
Ne devait dérégler cette harmonie de Dieu.
On y danse gaiement petits et grands s'enivrent
De paroles de rires de soleil de chants
On se dit qu'il est doux en ces instants de vivre
Et que l'amour jamais des hommes n'est perdant.
C'était comme jamais un jour de farandole
De gerbes déliées et de chansons fleuries
Un jour de paix tranquille et de main sur l'épaule
Où chacun se sourit…