J'ai comme au cœur le pli d'un frisson qui s'attarde
Et tout ce que je frôle ou touche m'est écharde
L'absence de ses doigts m'étreint quand vient le soir
Je vais avec le temps à longuement te voir
Dans ce lit bien trop grand où l'hiver fait sa place
L'aube sur mes genoux rouvre ses yeux de glace
Je n'aurai pas assez de saisons à chanter
Pas assez de moissons pour mieux te raconter
Chaque heure qui s'en vient c'est comme un peu renaître
Car je suis avec toi partout où tu peux être
Ce long chemin de toi que je refais sans fin
M'est nouveau chaque fois et nouvelle ma faim
Mais pourquoi tant de mots s'il est une prière
Je voudrais simplement que tu sois la lumière
Qui demain doucement me fasse ouvrir les yeux
Alors sans voir le ciel je dirai qu'il est bleu…